PORTRAITS

AUTOPORTRAITS

ET AUTRES TEXTES

3°A & 3°B

Collège

A. COURRIÈRE

11390 Cuxac-Cabardès

1997/1998


TEXTES

Le projet d'établissement 1997/1998 du Collège Antoine Courrière de Cuxac-Cabardès, invitait tous les élèves de 3ème A et 3ème B à une approche de l'écriture poétique et de la pratique photographique dans le cadre des cours d'Arts Plastiques et de Lettres.

À partir et en retour du thème : PORTRAIT et AUTOPORTRAIT, deux ateliers de création animés par des intervenants professionnels : Bruno RUIZ (écrivain, auteur, compositeur, interprète) et Eric SINATORA, photographe, assisté de Mme Andrée MENON pour le module photographique), ont fait circuler, en les reliant sans cesse, les Paroles et les Images qui sont à la fois l'origine et la possibilité de ce livre. Nous vous présentons donc ici ces textes qui méritent bien sûr d'être lus pour ce qu'ils disent, mais aussi pour la façon dont ils le disent. Travailler sa propre langue est une épreuve, l'inquiétude et la violence creusent une parole dont l'affirmation va plus loin que les notions de réussite ou d'échec scolaire. Il n'y a pas d'échec en effet, quand chaque élève assume le risque de s'exposer en acceptant de rendre publique sa propre production. Dans le respect de toute voix qui débrouille en elle-même une recherche intime, Bruno RUIZ a su rendre contagieuse sa passion pour les mots, Eric SINATORA a déclenché des images fortes.

Qu'ils soient ici tous deux chaleureusement remerciés !

Mme Mireille BIGRÉ Professeur d'Arts Plastiques et de Lettres / M.Pierre LAFFONT Conseiller d'Education

Vous pouvez commander ce livre au Collège (100 F + 10 F de port)


David BORREL

Cette histoire est belle car elle est mystérieuse :

Un pont symbolique dévorait le pays d'une merveilleuse sensibilité. Je buvais un cocktail, et je regardais le soleil resplendissant qui m'éblouissait. Le coucher du soleil rendait les prairies splendides.

Un chat tatoué tombait profondément, d'une faiblesse inouÏe ...

Christophe FAURÉ

Je veux que se consume ma personne,
Que ma parole m'offre des amis.

Le silence m'arrache la bouche.

Mon regard corrige tes paupières,
Mon sang coule sur ma bouche.

Je marchais dans la brume en pleurs,

Mon cerveau explosait pour toutes ces ruptures, je commençais à faiblir lentement.

La vie est pleine de malheur.

Wilfried RIES

Il n'y a pas six femmes pour porter la bière ;
Un vivant, c'est moins lourd qu'un mort
Le cortège va vite
Sur le chemin de la mort.

Lorsque le démon a eu fini son discours profane,
Le vivant était sorti, les femmes étaient sorties aussi,

Elles s'étaient mises à crier des injures,
On avait voulu les calmer
Mais elles ne devenaient que plus possédées à cause de la mort.

Meghann HALE

L'amour deviendra désespérant, toujours.
L'eau reprendra vie après être morte.
Je fonderai la mort de mes années.

Sans tes mains pour me guider, je suis impuissante.

Est-ce qu'un jour je verrai la fin de tes yeux ?

Le désordre de mon sommeil reviendra sans toi.

Cette vie va m'échapper comme l'écume blanche de la mer.

La tête voyage dans tout terrain vague.

L'acte que tu as fait d'ouvrir mon coeur est le plus fabuleux.

Mon amour restera toujours dans la cité de ton cceur.

Amandine OGOUEBANJA

L'amour fait gicler le sang.
La souffrance fait croire en la douleur.
Le chagrin continue à vivre.
La souffrance s'accroît dans mon coeur chaque fois que les mots s'échappent de ta bouche.

Ce que c'était cette angoisse
Qu'entendre, et comment l'entendre ?
Cela se voit quand on est dans le lit,
Cette peur de l'autre fois.
Je naîtrai en toi un soulèvement de joie,
N'ayant nulle part cessé de t'attendre,
Nulle part oublié ton nom.

Ta tendresse m'a tuée.
Tu n'oseras plus te relever.
J'ai tant attendu ce jour où tu as crié mon nom.
Dans cette nuit glaciale
Où nous nous sommes séparés puis ensuite retrouvés.

Et épuisés, nous nous sommes endormis l'un contre l'autre.

 

 

 

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La lenteur des vivants me rend fou (Alexandre VAUTRIN)